« Femmes qui courent avec les loups », de Clarissa Pinkola-Estés

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« Si tu ne vas pas dans les bois,
jamais rien n’arrivera,
jamais ta vie ne commencera.
Va dans les bois, va. »

C’est un livre comme ça : les femmes se le donnent entre elles. Comme un cadeau de reconnaissance, un savoir précieux qu’il faut se transmettre, diffuser, partager. Pour ma part, je l’ai déjà offert quatre fois.

Des contes traditionnels du monde entier

Clara Pinkola-Estés se sert de son expérience de psychanalyste pour nous amener à cet éveil de l’intérieur de notre conscience, en puisant dans les méandres des contes ancestraux, initiatiques, fabuleux, relayés en tous temps et de façon souvent orale.

Elle nous parle d’un savoir-faire presque perdu, celui de fouiller et trouver dans ces récits millénaires, tous les messages significatifs, symboliques et archétypaux.

  • Les archétypes constituent un ensemble de modes d’emploi psychiques qui, à travers le temps et l’espace, viennent apporter leur sagesse à chaque nouvelle génération.

C’est un peu comme si Clarissa Pinkola-Estés reprenait le travail des frères Grimm mais, ses versions des contes qu’elle a collectés pendant des années, sont plus brutes, plus vraies, plus nues, plus sauvages, et surtout venues de toutes les parties du monde, de toutes les cultures, et donc parlent à toutes les femmes, et au plus profond de chacune d’entre elle.

Devenez vraie !

Parce qu’au plus intime de nous, existe cette femme sauvage, authentique, fraternelle, la louve. Notre animal primitif, qui, sous l’impulsion du conte, va se réveiller et venir nous  houspiller, tant et plus, pour déloger tous les fardeaux que nous portons depuis trop longtemps, pour panser nos blessures bleuies par le froid… Et enfin affronter un prédateur archaïque rôdant depuis toujours autour de notre âme, paralysant notre énergie, séquestrant notre conscience.

Femmes qui courent avec loups, c’est une tisane mystérieuse,  Clarissa Pinkola-Estés, – cette infatigable guérisseuse, cette fabuleuse conteuse  – nous l’a concoctée pour nous les femmes – mais les hommes (bienveillants) peuvent venir aussi s’abreuver à cette source -. Laissez donc infuser images et récit jusque dans les tout derniers replis de votre âme, dans toutes les fibres de chacun de vos os, de votre moelle, de votre corps tout entier.

Devenez vraie, vivante, sauvage, puissante et bienfaisante !

Trois extraits du livre

« (…) chaque fois que l’on raconte un conte de fée, la nuit s’installe. Quels que soient le lieu, l’heure, la saison, la narration d’un conte fait toujours se déployer au dessus de ceux qui l’écoutent un ciel constellé d’étoiles où vient luire une lune blanche. Quand l’histoire tire à sa fin, la pièce est parfois emplie des lueurs de l’aube, à moins qu’il n’y demeure un éclat d’étoile ou une effilochée de nuages issue d’un ciel d’orage. Et ce qui est ainsi laissé derrière, c’est le don qui va être utilisé, le don qui va servir à faire de l’âme ».

« (…) J’espère que vous allez laisser les histoires, c’est à dire la vie, vous arriver, que vous allez travailler avec ces histoires issues de votre existence -la votre, pas celle de quelqu’un d’autre- les arroser de votre sang et de vos larmes et de votre rire, jusqu’à ce qu’elles fleurissent et que vous fleurissiez pleinement à votre tour. C’est là la tâche, l’unique tâche. »

« (…) pour éviter de jouer les petites marchandes d’allumettes, 
il faut impérativement effectuer un geste essentiel.
Il faut refuser de perdre votre temps avec ceux qui ne vous soutiennent 
pas dans votre art, dans votre vie.
C’est dur mais c’est vrai.
Sinon, vous allez mener une vie réduite qui va geler toute pensée,
tout espoir, vos dons, l’écriture, la peinture, le théâtre, la danse. »