L’obscurité noya d’abord la clairière

L’obscurité noya d’abord la clairière où se trouvaient les ruines de la maison. Puis, comme l’encre imbibe un buvard, les ombres, lentement, s’allongèrent jusqu’au porche, gagnèrent les châssis des fenêtres, enveloppèrent les murs et ainsi de suite, jusqu’à ce que la bâtisse soit complètement envahie par les ténèbres. Le silence était profond. Ben n’entendait que le vent glacial qui balayait les eaux du lac et les gémissements des arbres arthritiques saisis par le gel. Il lui semblait que le temps se repliait sur lui-même et que la vieille demeure portait toute son attention sur lui, vigilante et concentrée comme celle d’une chouette prête à fondre sur un campagnol.

Mardi 12 mai 2020

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