Clair de lune

Gazoline a enfin lâché ses danses et ses casseroles au fond des cuisines. Il était temps pour elle de reprendre la route. Du coup, hop, la voici de l’autre côté de l’Océan Atlantique, au bord d’un lac canadien, peut-être… A moins que ce soit le lac Tahoe, à cheval sur le Nevada et la Californie.

Je ne sais rien de la suite de cette fugue, ni même s’il y aura une suite. J’ai juste envie pour l’instant, d’une atmosphère, d’un feu, d’une nuit, d’un clair de lune, bref de sortir de mon bocal, moi aussi.

Retour du vernissage de l’Exposition au restaurant « Les Buttes-Chaumont »

Bonne ambiance et franc succès au bar-restaurant « Les Buttes-Chaumont » hier soir. Merci à toutes celles et tous ceux qui sont venu(e)s et se sont intéressé(e)s à mes travaux et créations.

Je profite de cet article pour vous informer que je vais pour rajouter sur ce blog une nouvelle série « Gravures » qui ne figure encore nulle part ici. Les deux gravures exposées sont parties très vite hier soir.

Et vous trouverez aussi un nouveau tirage de ces estampes sur les murs du bar à partir de vendredi prochain.

Je serai de nouveau au bar pour vous accueillir à partir 19 h vendredi 18 janvier et vendredi 24 janvier. L’expo se terminera le 28 janvier. N’hésitez à passer, à liker ces pages, à vous abonner au blog.

A très bientôt. L’aventure continue !

A stone in my shoe
Me and my guitar

Contes russes


Sept contes russes à lire à toute heure du jour ou de la nuit. Une langue limpide, musicale, pour des histoires aussi fameuses en Russie que le sont ici celles de Blanche-Neige ou de Boucle d’Or.
Les illustrations de Bilibine, célèbre illustrateur russe, fortement inspirées de l’art populaire russe, mettent superbement en valeur les récits.

On y retrouve avec bonheur Vassilissa la très sage*, sans doute mon conte préféré ici, et qui, dans une autre version commence ainsi : « Il était une fois et une fois il n’était pas… » ouverture paradoxale qui ouvre dans l’esprit de celui qui écoute une zone flottante, entre deux mondes.

C’est l’histoire d’une petite fille qui perd sa mère. Cette dernière, avant de mourir, lui remet une poupée.

Ecoute mes dernières paroles, obéis à mes dernières volontés. Je te donne cette poupée avec ma bénédiction maternelle. Garde-la. Ne la montre à personne. Si tu es dans la peine, si quelque mal t’advient, offre à manger à ta poupée et demande-lui conseil. Elle t’aidera dans le malheur.

Ca y est. Nous sommes embarqués et déjà on devine que les prochaines heures de Vassilissa seront pleines de pièges et d’obstacles. Mais voilà, la poupée est là. Comment va-t-elle protéger la jeune orpheline ?

Quelques pages plus loin, la terrible sorcière Baba-Yaga souvent figurée dans son isba montée sur pattes de poulet, figure tantôt démoniaque, tantôt bienveillante et qui ne cesse de me fasciner.

Ce n’est qu’au soir tombant que Vassilissa atteignit la clairière où vivait Baba-Yaga. Sa maison d’ossements était faite, des crânes avec des yeux ornaient le faîte, pour montants du portail, des tibias humains, pour loquets-ferrures, des bras avec des mains, et en guide de cadenas verrouillant la porte, une bouche avec des dents prêtes à mordre.

Profitez donc de l’hiver et réveillez, avec tous ces animaux magiques, ces princesses en deuil, ces valeureux tsarévitchs venus du froid, vos plus profondes énergies psychiques.
 

* dont le conte est finement analysé dans l’ouvrage de Clarissa Pinkola Estès Femmes qui courent avec les loups.  Voir l’article précédent : https://atelierdekate.com/2018/11/19/femmes-qui-courent-avec-les-loups-clarissa-pinkola-estes/